l apple ipod possède Un design sous le signe de l'épure
Pour l’iPod, le pdg d’Apple avait émis le souhait d’un objet « si simple, si lumineux, que l’on n’imagine même pas qu’il puisse avoir été fabriqué ». Une mission pour le designer britannique Jonathan Ive, un habitué de la marque à la pomme à qui l’on doit déjà la révolution de l’iMac et son plexiglas aux couleurs translucides.
« Les acteurs de l’industrie informatique sont obsédés par la performance. Il en résulte des designs froids et sans âme », explique Jonathan Ive. Ses idées lumineuses ont remis Apple en selle en démodant d’un seul coup tous les canons esthétiques du high tech.
Pour l’iPod, il rompt résolument avec le noir et le métallisé en vigueur. Et conçoit un objet compact et immaculé aux contours sensuels, sans angles, aussi lisse qu’un galet, dont le revêtement doux au toucher est conçu pour résister aux outrages du nomadisme - rayures notamment. Les fils et les écouteurs assortis sont tout aussi blancs. Du jamais vu.
Le culte qui entoure le petit boîtier blanc est donc d’abord à mettre au compte de son aspect, qui en fait un objet fashion que tout propriétaire a envie d’exhiber fièrement. Ses déclinaisons en différentes couleurs vives pour la version mini n’y ont rien changé. Epuré, zen, doux, l’objet plaît.
« Supprimer tout ce qui n’est pas nécessaire » et œuvrer pour une « sérénité totale » de l’utilisateur est un résumé du credo de Jonathan Ive. Que l’on retrouve en écho chez Steve Jobs et ses exigences d’ordre pratique.
Car le pdg d’Apple, qui a particulièrement suivi la conception de l’iPod, est responsable d’un autre aspect capital du baladeur : sa très grande simplicité d’utilisation.
"Certains appareils font plus de choses que l'iPod, mais aucun ne le fait aussi facilement", explique le sociologue Michael Bull, auteur d'une étude sur un millier d'utilisateurs.
Steve Jobs a veillé au grain. Il a en effet bataillé bec et ongles pour que l’iPod soit doté d’un nombre de boutons minimal, s’indignant chaque fois qu’il fallait appuyer plus de trois fois pour obtenir la chanson requise. Qui se charge d'ailleurs sur l'iPod en un temps record, moins d'une seconde, ce qui est mieux que chez la concurrence.
Résultat : la maniabilité enfantine de l’iPod, à même de conquérir les plus réfractaires à la technologie, et sa rapidité record, en font ses deux autres atouts principaux.
Enfin, en authentique mélomane, Steve Jobs a opté pour le format de compression AAC, de qualité supérieure au très populaire MP3, ce qui ne gâche rien.
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